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Réchauffement climatique : les coraux ne se reproduisent presque plus

La mortalité élevée des récifs de la Grande Barrière de corail n’est malheureusement plus une découverte à cause du réchauffement climatique… En revanche ce qui l’est, c’est un effondrement de la reproduction des coraux, qui vient accélérer le processus.

Des vagues de chaleur importantes en Australie ont eu un impact inquiétant sur la Grande Barrière de corail, puisque cela a engendré une « mortalité catastrophique » des récifs. On assiste notamment à un blanchissement des coraux, ce qui est principalement dû au réchauffement climatique.

Une mortalité forte des récifs de la Grande Barrière de Corail

Les études scientifiques récentes convergent et alertent sur les effets catastrophiques du réchauffement climatique sur la Grande Barrière de corail. Déjà, au printemps 2018, des chercheurs australiens et américains avaient mis en relief une « mortalité catastrophique » des récifs de cette entité.

Rappelons que la Grande Barrière de Corail est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. Longue de 2300 kilomètres, elle ne se porte pas bien depuis 2016 à cause des vagues de chaleur extrêmes qui ont sévi en Australie. Pourtant, les mêmes scientifiques ont publié une autre étude fin 2018, plus optimiste.

Celle-ci mettait en évidence que certains récifs n’avaient pas subie avec la même intensité les pics de chaleur en 2017. Pour les chercheurs, cela a été rendu possible grâce à une « mémoire écologique » de ce qui s’était passé avant, ce qui a permis à ces récifs d’être résilients.

En cause : le réchauffement climatique

Mais cette lueur d’espoir est à nouveau ternie par une nouvelle étude parue mercredi dernier dans la revue Nature : point de résilience ici, mais une incapacité plus forte des coraux à se reproduire, ces derniers étant victimes de blanchissement, ce qui empêche un repeuplement. Ce qui est en fait en cause, c’est le recul du « recrutement larvaire ».

Ces larves, à partir duquel les coraux se reproduisent, nagent et se déplacent, avant de se fixer pour former de nouvelles colonies. Pour le scientifique Denis Allemand, « Il s’agit d’un élément crucial pour le maintien des ensembles coralliens. Comme pour toutes les espèces animales, le stade larvaire est le plus sensible du cycle de vie ».

De ce fait, il n’y a plus suffisamment de bébés coraux, qui ne parviennent plus à remplacer les nombreux adultes morts. Cette vulnérabilité serait due au réchauffement climatique en cours, d’où la nécessité de réduire encore plus nos émissions de CO2 de manière urgente.

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