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Des chercheurs ont réussi pour la première fois à “bio-imprimer” un cœur en 3D

Lundi dernier, une équipe de chercheurs de l’université de Tel Aviv a réussi, pour la première fois de l’histoire de l’humanité, à créer à partir de tissus humains un cœur complet à l’aide d’une imprimante 3D.

Si des structures de cœurs avaient déjà été imprimées auparavant, on n’avait jusqu’à présent jamais réussi à créer un cœur complet prêt à fonctionner. Le professeur Tal Dvir, assisté du professeur Assaf Shapira et du doctorant Nadav Moor, a effectué le premier pas vers ce qui pourrait être une révolution dans le domaine biomédical.

Un cœur « prêt à l’emploi » ?

Même s’il n’est pas encore empli de sang, son architecture est prête. Ventricules, cellules, vaisseaux sanguins et chambres cardiaques : le petit prototype est prêt à fonctionner. Il ne lui reste plus qu’à apprendre comment.

L’équipe de chercheurs estime ainsi que l’organe sera fonctionnel une fois arrivé à maturité : « La prochaine étape est de faire mûrir ce cœur en laboratoire pendant au moins un mois pour enseigner aux cellules comment interagir entre elles, comment créer des signaux électriques et des contractions synchronisées, et les rendre capables de pomper le sang ».

Une avancée scientifique majeure

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les maladies cardiovasculaires sont la première raison de décès dans le monde et les listes d’attente pour des greffes cardiaques ne cessent de s’allonger. Le professeur Tal Dvir envisage, avec cette percée médicale, de « cultiver » des cœurs dans l’objectif de les transplanter à des être humains ayant besoin d’une greffe. En utilisant les tissus organiques du patient lui-même, les chances de succès de la transplantation s’en trouvent augmentées.

Mais le chemin avant d’en arriver là est encore long. L’équipe de recherche va devoir réussir à faire mûrir le cœur, puis le transplanter sur des animaux pour observer l’évolution de l’organe. « Nous espérons transplanter ces cœurs chez des animaux de petites taille dans un an ou deux », explique ainsi le professeur Tal Dvir. Et il faudra encore attendre de nombreuses années avant que l’opération ne soit tentée sur des êtres humains…

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