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Des chercheurs ont fait revivre des cerveaux de cochons

Des chercheurs ont réactivé les cellules du cerveau de cochons décédés. Ni résurrection, ni zombies, rassurez-vous.

Des cochons morts depuis quatre heures

Est-on en train de se plonger dans un monde de savants fous ? Quelqu’un d’un peu alarmiste serait en droit de le penser. On avait déjà eu le droit à la volonté d’un responsable d’Alexa de doter l’IA d’un corps physique. On ne parlera même pas de ceux qui croient au besoin de créer des toilettes… immersives. Mais les expériences sur des cerveaux de cochons repoussent un peu plus loin l’horreur pour les amateurs de science-fiction.

Concrètement, ils ont fait revivre les fonctions de certaines cellules appartenant à des cerveaux de cochons morts depuis quatre heures. Bon si l’idée vous fait penser à une mauvaise expérience qui pourrait tourner à l’apocalypse zombie, rassurez-vous, ce n’est pas la première du genre. En fait, le neuroscientifique Nenad Sestan, de l’université de Yale, avait fait fonctionner des cerveaux de cochons après une décapitation l’an dernier.

Une vraie découverte scientifique

L’expérience avait surtout un vrai but, que l’on découvre dans la publication. Voici leur hypothèse de départ :

Dans des conditions appropriées, certaines fonctions moléculaires et cellulaires du cerveau des grands mammifères peuvent conserver une capacité au moins partielle de restauration après un intervalle post-mortem prolongé.

L’expérience a été menée sur 32 porcs âgés de 6 à 8 mois, 4 heures après leur décès. Un produit chimique a été injecté dans leurs cerveaux et qui a permis de « préserver l’intégrité anatomique et neurale des cellules ».

Pour autant, les cerveaux ne sont pas redevenus des organismes vivants dans leurs globalités. Il n’y avait pas de signaux électrique globaux. Il s’agissait d’un cerveau actif d’un point de vue cellule, mais sans perception ni conscience. De quoi relativiser les résultats quant à leurs conséquences potentielles même si les chercheurs espèrent désormais pouvoir avoir des suites grâce à des travaux dans des thérapies.

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