Avis aux âmes généreuses aimant partager : les clients uTorrent et BitTorrent intègrent tous deux depuis peu un nouveau mode « altruiste », qui va proposer aux utilisateur de partager bien plus de données qu’ils n’en téléchargent.

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Le Peer-to-Peer revient à ses premiers amours, en mettant en avant l’idée de partage qui l’animait au moment de sa création. Véritable revendication rappelant aux « leechers » que le P2P repose avant tout sur une notion d’échange, cette nouveauté apportée aux clients uTorrent et BitTorrent va décidément à contre-pied des solutions de téléchargement directes très en vogue ces derniers temps.

 

La notion en partage remise en avant

Annoncée il y a quelques jours de cela par BitTorrent Inc. (qui plus est par la voix de Bram Cohen, l’inventeur du protocole BitTorrent), cette fonction se reposant sur l’idée d’un ratio 2:1, proposant de partager deux fois plus de données que l’on en a téléchargé, a avant tout été pensée pour les adaptes du P2P souhaitant « rendre » à la communauté.

 

Une fonction finalement peu utile ?

Bien caché dans les réglages des deux clients, ce mode « altruiste » va donc s’assurer que quiconque va l’activer va devoir uploader 2 Go dans le cas où il téléchargera 1 Go, et ainsi de suite. Une sorte de handicap, permettant aussi de se forcer à consommer responsable, si l’on peut dire et avec toute l’ironie que ça cache. Quand bien même on pourrait souligner les bonnes intentions animant Cohen, il semblerait que personne dans la communauté Torrent ait encore pris le temps de qualifier la démarche de bonne idée. Ne serait-ce parce que ça fait déjà bien longtemps que µTorrent, pour ne citer que lui, permet de partager au ratio choisi en s’adonnant à quelques clics seulement. Une fois au sein de l’application, un clic droit sur n’importe quel fichier torrent affiche l’option permettant de définir une limite de partage, en pourcentages. Et c’est sans parler de ceux qui ont fait remarquer que pour atteindre un ratio 2:1, il fallait avant cela passer un bon moment à « leecher ». Ce qui revient à réfuter l’idée même de partage…

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