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L’Union Européenne va prochainement tester une intelligence artificielle dans plusieurs postes de frontière. Cette IA est censée détecter les mensonges en analysant les comportements.

Une intelligence artificielle qui détecte les mensonges aux frontières

iBorderCtrl, c’est le nom de cette intelligence artificielle que s’apprête à tester l’Union Européenne dans 4 postes de frontières. Cette IA va lire et analyser le langage corporel des personnes passant la frontière de l’espace Schengen alors qu’elle leur posera différentes questions. En analysant différents détails inconscients du visage (des micro mouvements), l’intelligence artificielle pourra déterminer si la personne ment ou pas.

Si l’IA suspecte que la personne a émis un ou plusieurs mensonges, elle demandera à ce qu’un humain vérifie l’identité et le contenu des bagages de la personne. Si, au contraire, l’intelligence artificielle pense que les réponses sont sincères, elle remettra un code QR à la personne et celle-ci pourra passer la frontière sans autres formalités. Le langage non verbal est utilisé pour lire entre les lignes de ce que dit une personne.

Les menteurs sont généralement trahis par leurs expressions faciales, qui disent l’inverse de leurs paroles. Encore faut-il savoir connaître et interpréter ces signaux. C’est tout là le fort de cette IA, qui a appris à détecter les mensonges grâce au Machine Learning.

Vers un taux de détection de 85 % des mensonges

Selon ses concepteurs, iBorderCtrl dispose actuellement d’un taux de détection des mensonges de 76%. Celui-ci devrait grimper à 85 % par la suite grâce à une amélioration de l’outil et grâce à un meilleur Machine Learning. Une marge d’erreur notable certes, mais qui est à comparer avec le taux d’erreurs des policiers aux frontières. Ce sont près de 5 millions d’euros qui ont été investit par l’Union Européenne dans cette technologie. L’objectif est de simplifier et fluidifier les démarches aux frontières, tout en offrant un niveau de contrôle très correct des personnes.

iBorderCtrl sera testée prochainement dans 4 postes de frontière pendant 6 mois, dans 4 points de passage en Hongrie, Lettonie et en Grèce. En cas de succès, cette intelligence artificielle devrait être étendue à tous les postes frontière de l’espace Schengen. Notez toutefois que des voix se sont levées contre cette technologie, arguant la question du contrôle des données personnelles.