The Shining

Il fallait bien mettre un classique… Et quel classique ! Shining est une preuve éclatante du génie de Kubrick, qui aura réussi à s’attaquer à de nombreux genres différents dans sa carrière. Adaptation du best-seller de Stephen King, le film met en scène l’histoire de Danny, un enfant doté de pouvoir télépathique et de son père Jack Torrance, qui devient gardien d’un grand hôtel isolé afin de mieux se concentrer sur l’écriture de son livre.

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En reprenant les vieilles légendes de maison hantée, Kubrick livre une oeuvre extrêmement troublante, d’une beauté hypnotique. Jack Nicholson y livre une performance flamboyante qui validera définitivement son statut d’acteur excentrique et dérangé. Si les différences avec l’oeuvre de King sont grandes, le film n’a pas pris une seule ride. Un monument d’angoisse.

Insidious

Insidious a marqué la « petite » renaissance du film de maison hanté, qui pataugeait depuis des années dans une mare aux navets qu’on croyait sans fond. Avec des mécaniques simples, James Wan réussit à nous faire à nouveau peur grâce au claquement d’une porte ou le reflet du miroir. Privilégiant le maquillage aux effets numérique, il détourne par la même occasion les émissions de chasseur de fantôme, et offre une parenthèse amusante et inattendue dans un tel film. Rien de révolutionnaire donc, mais un vrai sens de l’efficacité.

Sinister

Sorti en 2012, Sinister est un long-métrage qui a su garder les qualités d’un film indépendant tout en jouant avec les codes de l’industrie hollywoodienne. Sans réinventer le genre, Scott Derrickson remplit son contrat en offrant des bons moments d’angoisse. Il se permet même de tisser une réflexion sous-jacente sur la fascination que nous portons aux images violentes. Ewan McGregor, plutôt à contre-emploi dans ce genre de rôle, facilite l’immersion sans jamais trop en faire. Dans les bonnes conditions, quelques sursauts sont à prévoir.

Scream

Le slasher par excellence. Il y a 20 ans déjà, Wes Craven dynamitait les codes de l’horreur au cinéma. Basé sur une histoire vraie, qui s’est déroulée dans la ville américaine de Gainesville, le long-métrage dépoussière la figure de Mike Myers (d’Halloween, 1978) pour la remplacer par celle de GhostFace, qui est encore un des plus connues du genre aujourd’hui.

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En mettant en avant un casting essentiellement féminin, composé de personnages plus intelligents que d’habitude, le film se livre à une analyse intéressante des défauts du slasher tombé en désuétude vers la fin des années 80. Si une grande partie de ce qui se passe à l’écran aujourd’hui vous parait totalement kitsch, il faut voir Scream comme un des plus grands ancêtres du film d’horreur contemporain. Halloween peut aussi rimer avec nostalgie !

Pas un bruit

« Pas un bruit » ne réussit certes pas tout ce qu’il entreprend, mais il se démarque par un postulat de base intéressant. La personne traquée par le tueur est ici sourde et muette ce qui donne lieu à quelques bonnes idées de mise en scène. Terence Young avait déjà exploré ce thème avec « Seule dans la nuit », où Audrey Hepburn incarnait une aveugle en proie avec des sadiques.

Kate Siegel est convaincante même si on peut déplorer des choix scénaristiques qui feront grincer des dents les amateurs du genre. Mike Flanagan arrive néanmoins à maintenir la tension pendant tout le film, ce qui n’était pas gagné d’avance étant donné la nature du duel. Un film qui vaut le coup d’œil.