Actualités

Le Tardigrade, animal indestructible qui pourrait sauver l’espèce humaine

Vous ne connaissiez peut-être pas son existence, et pourtant, le tardigrade, minuscule animal d’un demi-millimètre de long, est le plus résistant au monde. Certains scientifiques estiment même qu’il est indestructible. Et dans les prochaines années, il pourrait bien rendre un fier service à l’humanité. Il n’est pas visible à l’œil nu, possède huit petites pattes avec des griffes et un corps potelé qui l’empêche d’avancer rapidement.

Pourtant, il détient un pouvoir qu’aucun autre être vivant sur Terre n’a la chance de disposer : il peut vivre normalement dans des conditions extrêmes. Pour lui, se promener dans un congélateur, dans une eau bouillante, dans l’espace ou même sous des rayons UV mortels n’a rien d’extraordinaire.

Un pouvoir et des secrets

Mais comment fait-il donc ? C’est bien cette question que se posent les scientifiques du monde entier qui étudient cette espèce depuis bien des années. Hier, des chercheurs de l’Université de Kyoto ont d’ailleurs publié une étude fort intéressante dans la revue Nature Communications. L’ADN du tardigrade est en réalité composée d’une protéine très spéciale qu’il produit et qui lui permet de se réparer lui-même au moment où il est irradié ou touché par le froid ou le chaud. Et, en analysant un peu plus cette fameuse protéine, les scientifiques se sont rendus compte qu’elle pourrait très bien protéger les cellules de l’Homme contre les rayons X. “La protéine pourrait fonctionner comme un bouclier physique et protéger l’ADN humain contre les attaques” précise notamment Takekazu Kunieda, l’un des auteurs de l’étude.

816544718afa030d990bcbce62e249b9fb403396

Dans son génome, les chercheurs ont également trouvé quelque chose de très particulier : l’animal peut survivre même s’il ne lui reste que les 1% d’eau qui constitue son corps. Il aurait ainsi développé ce don grâce à une dislocation de son ADN en minuscules morceaux qui lui permettent de survivre dans n’importe quel type d’environnement. Ainsi, dès lors qu’il se réhydratera, son ADN se remodèlera et lui permettra de survivre aisément.

Les auteurs de l’étude espèrent bien en découvrir encore plus sur le tardigrade dans les années à venir et percer ses nombreux secrets qui pourraient un jour sauver l’espèce humaine de l’extinction.

Source

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :