Facebook data

Le Wall Street Journal révèle qu’une dizaine d’applications mobiles envoyait des données très personnelles au réseau social, et ce même si l’utilisateur n’a pas de compte Facebook.

Les semaines passent et se ressemblent pour Facebook. Une nouvelle fois, le réseau social est au cœur d’une polémique sur la collecte et l’utilisation des données personnelles de ses abonnés.

Des données intimes partagées dans le dos des utilisateurs

Le Wall Street Journal révèle qu’une dizaine d’applications ont partagé les données personnelles de leurs utilisateurs à Facebook. On ne parle pas ici d’adresse mail ou de date de naissance, mais de renseignements bien plus intimes.

Parmi les applications pointées du doigt par le quotidien, on retrouve Flo Health, qui permet à l’utilisatrice de noter ces cycles menstruels et de suivre sa grossesse, Realtor, une application immobilière ou Instant Heart, qui permet le suivi d’activité de l’utilisateur en relevant son pouls.

Ces applications intègrent un outil d’analyse et de statistiques fourni par Facebook qui leur offre la possibilité de suivre précisément l’utilisation de leur logiciel et de l’améliorer si besoin. Ce sont ces outils de développement qui envoient les données personnelles récoltées à Facebook, sans demander à l’utilisateur son consentement.

Pire encore, Facebook récupère et exploite ces informations même si l’utilisateur ne possède pas de profil sur le réseau social.

Facebook se retranche derrière ses politiques d’utilisation

Depuis la publication de cet article, les entreprises concernées ont immédiatement réagi. L’application Flo Health a annoncé vouloir réduire le nombre d’informations collectées « de manière substantielle ». Apple et Google, qui distribuent les logiciels via leurs boutiques d’applications, rappellent que leurs conditions d’utilisation exigent le consentement des clients avant la récupération de ces données.

De son côté, Facebook rejette la responsabilité sur les éditeurs d’applications. L’entreprise indique que ces derniers n’avaient pas à envoyer des données liées à la santé ou aux finances, et qu’elles seront rapidement effacées de ses serveurs. Des mesures de sécurité seront également mises en place pour que cela n’arrive plus à l’avenir.