Partout où l’homme passe, il laisse sa trace. Hélas, ce n’est pas toujours de la plus belle des manières. Et l’espace ne fait pas exception.

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Crédits : JAXA

C’est bien connu, notre Terre est déjà bien abîmée par l’action de l’homme. Mais c’est aussi le cas dans notre orbite proche puisqu’une ceinture de déchet entoure et gravite autour de la Terre. Cette dernière est composée d’environ 500 000 débris, résultante de notre courte histoire de l’exploration spatiale, débutée il y a maintenant soixante ans.

Un problème délicat à traiter

Parmi ces plus de 6000 tonnes de déchet, on retrouve des étages de fusée, des fragments issus d’explosions ou encore des satellites en fin de vie. Certains morceaux nés de collision créée à leur tour des collisions et aggravent le problème.

En effet, ces chiffres peuvent paraître négligeables à l’échelle de la planète, mais ces débris ne disparaissent pas avec le temps. Ils peuvent même provoquer de sérieuses pannes s’ils rentrent en contact avec un satellite. Ces incidents sont d’ailleurs la première cause de pertes de ces derniers (3 à 5 % des pertes)

Une initiative audacieuse

C’est pour cette raison que l’agence spatiale japonaise (JAXA) a lancé vendredi dernier une fusée de ravitaillement nommée Kounotori (6), ce qui signifie « Cigogne ».

Derrière ce joli nom se cache un prototype expérimental qui va servir à nettoyer une partie des déchets en question. Réalisé en collaboration avec une entreprise nippone spécialisée dans les filets de pêche, ce projet aura nécessité 10 ans de travail.

Cette sortie va donc permettre de tester le système en question. Un câble électrodynamique, formé tressage d’acier et d’aluminium et d’une longueur de 700 mètres sera déployé depuis Kounotori 6.

Grâce à un courant électrique, il va permettre de faire descendre progressivement les débris dans l’atmosphère afin qu’il se désintègre. À l’avenir, il faudra toute fois que ce câble soit beaucoup plus long pour que son action soit vraiment optimale. Cela reste malgré tout un premier pas encourageant, et on ne peut que souhaiter bonne chance à ces nettoyeurs de l’espace.

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