Et si Facebook nous laissait écrire en utilisant simplement notre pensée ? C’est le projet fou du réseau social, présenté pendant la conférence F8. Un projet actuellement développé par sa section Building 8, qui travaille sur les projets de demain, et qui n’en est pour l’instant qu’à ses débuts.

Écrire tout ce qui vous passe par la tête

Présenté par Regina Dugan, ex du DARPA et de Google, ce projet a pour but, à terme de vous laisser écrire sans utiliser vos doigts ou votre bouche, mais en passant simplement par votre cerveau. Pour le moment, nous en sommes loin, mais elle affirme que laisser simplement l’utilisateur cliquer oui ou non en utilisant simplement la pensée serait une avancée énorme et changerait notre façon d’interagir avec la technologie.

Dugan explique que cette technologie existe déjà, puisque des scientifiques de l’université de Stanford ont créé un système pour permettre à une patiente paralysée d’écrire en utilisant son cerveau. Si cette avancée est encore balbutiante, Dugan indique que le but ultime serait d’atteindre les 100 mots par minute écrits avec la tête, soit cinq fois plus qu’à l’écrit.

Le but ne sera pas de vous laisser écrire des statuts Facebook rapidement, puisque la société voit beaucoup plus loin. À titre d’exemple, Dugan a indiqué que laisser une technologie être dictée par votre pensée pourrait s’avérer utile dans le domaine de la réalité augmentée ou virtuelle. Les casques d’aujourd’hui doivent en effet comprendre où sont vos mains et se doter de manettes ou télécommandes pour être dirigés.

1984 : le retour ?

Cette avancée pose bien entendu une question : si Facebook est capable, à terme, de vous laisser diriger une technologie par la pensée, cela signifie-t-il que Mark Zuckerberg pourra scruter votre esprit ? Dugan a décidé de tout de suite rassurer, en indiquant que ce n’est pas le but d’un tel dispositif, qui utilisera l’imagerie neuronale et sera donc incapable de s’immiscer dans vos désirs secrets.

Facebook travaille actuellement avec 60 scientifiques dans plusieurs universités américaines pour continuer à affiner cette technologie.