Le dioxyde de carbone dans notre atmosphère doit être la préoccupation de chacun. Il serait possible de l’aspirer du ciel, et la chose ne serait pas aussi onéreuse que nous le pensions jusqu’alors.

Si le dioxyde de carbone (CO2) est un gaz tout à fait naturel (nous en rejetons quand nous expirons) et qu’il est utilisé par les plantes pour la photosynthèse, comme avec toute chose dans la vie, trop est généralement l’ennemi du bien. L’excès de CO2 a occasionné un changement dans le climat et pas nécessairement dans le bon sens.

Aspirer le CO2 du ciel pourrait coûter moins cher que prévu

Cela étant dit, il semblerait que l’un des moyens de gérer ce CO2 en excès ne soit pas aussi coûteux que nous le pensions. L’une des grandes idées avancées pour s’en débarrasser est de l’aspirer directement dans l’air, tout simplement. Des scientifiques avaient écarté cette possibilité, la jugeant bien trop onéreuse. Selon une étude publiée dans le Proceedings of the National Academies, le processus coûterait la bagatelle de 1 000$ par tonne.

Si l’on en croit une nouvelle analyse publiée dans Joule, les coûts réels seraient bien moindres. Ils ne seraient en vérité que de 232$ par tonne, voire même 94$ par tonne. Dans cette version la moins onéreuse, le dioxyde de carbone capturé servirait de carburant alternatif. Dans la version la plus chère, on récupèrerait du CO2 comprimé pour le stocker dans le sol.

Prudence, ce ne sont là que des estimations

Selon le chercheur Howard Herzog du MIT Energy Initiative, malgré ces chiffres nettement plus bas, la prudence est de mise : “tant que l’on ne peut pas véritablement confirmer les coûts et les performances à l’échelle, il faut toujours prendre ces estimations avec des pincettes. Je pense toujours que le montant final pourrait être plusieurs fois celui-là.” Difficile de savoir quand ce processus sera mise en place mais s’il se révèle effectivement être aussi peu cher que ne le suggère les dernières estimations, voilà qui pourrait être un bon moyen de se débarrasser de cet excédent de CO2 et d’enrayer ces changements climatiques.